Femme entrepreneur : 5 choses à savoir sur l’entrepreneuriat féminin

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Si elles sont plus de 200 000 à se lancer chaque année dans la création d’entreprise, les femmes entrepreneures souffrent encore d’un déficit d’image dans le monde de l’entreprise.

Voici cinq données importantes pour comprendre la place que tiennent aujourd’hui les femmes dans le paysage de la création d’entreprises.

Femme entrepreneur : un profil qui ne cesse de progresser 

32 % des créateurs d’entreprises françaises sont aujourd’hui des femmes. Une présence qui a sensiblement augmenté au fil des ans puisqu’elles dirigeaient 26% des créations en 2002 et 29% en 2006. En un peu moins de 20 ans, la part des femmes parmi les créateurs d’entreprises aura donc augmenté de 6 points. Une évolution significative, mais qui mérite certainement d’être davantage accompagnée pour tendre plus rapidement à un meilleur équilibre de représentativité entre les hommes et les femmes créateurs d’entreprises. C’est tout l’objet de l’engagement pris par le gouvernement, les entreprises et les associations. Un engagement qui s’est matérialisé à travers l’apparition de différentes mesures comme le 1er plan interministériel en faveur de l’égalité professionnelle prolongeant la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes adoptée en 2014.

Des secteurs d’activités particulièrement privilégiés 

Selon la dernière étude sur le sujet datant de 2014, les femmes créatrices d’entreprise seraient particulièrement présentes dans le secteur des services en direction des personnes (55%), dans le secteur de la santé (63%) ou encore dans le secteur de l’enseignement (42%).
À contrario, certains secteurs comme ceux de la construction (6%), de la réparation automobile (10%) ou encore des transports (17%) restent encore de nos jours les moins féminisés.
À noter que si les femmes représentent aujourd’hui 40% des créateurs de micro-entreprises, 1/3 d’entre elles se consacrent au conseil aux entreprises, 1/4 dans le service aux ménages, et 1/5 dans le secteur du commerce.

Un profil type de femme entrepreneur

Une étude du CSA datant de 2012 nous apprend que les femmes créatrices d’entreprise auraient une moyenne d’âge de 48 ans.
Par rapport à leurs homologues masculins, elles seraient moins nombreuses à être en couple et auraient également moins d’enfants à charge. Les entreprises qu’elles gèrent sont souvent plus petites pour ce qui relève des effectifs ou du chiffre d’affaires.
Elles déclarent travailler 55 heures en moyenne ce qui est largement supérieur à la durée de travail hebdomadaire moyenne des femmes cadres en France.
Enfin, si les hommes déclarent s’être lancés dans l’entrepreneuriat par volonté de gagner plus d’argent et d’être indépendants, les femmes entrepreneurs affirment être animées avant tout par la recherche de leur épanouissement personnel et par le goût du risque.

Les freins et obstacles propres à l’entrepreneuriat féminin

Au-delà du manque de confiance en soi causé par les stéréotypes, les femmes entrepreneurs rencontrent davantage de difficultés que les hommes à se faire accompagner dans leurs démarches de création d’entreprise. Si elles sollicitent moins de prêts bancaires que les hommes, elles essuient presque deux fois plus de rejet que ceux-ci (4,3% contre 2,3%) auprès des banques et des organismes de financement.

Les études sur la question nous apprennent également que les femmes seraient nettement moins enclines que les hommes à s’appuyer sur leur réseau professionnel pour faciliter le lancement de leur entreprise.

Femme entrepreneur ; souvent plus prudente et mieux organisée

Le manque de confiance en soi peut également s’avérer un véritable atout pour les femmes dans leur démarche de création d’entreprise.
Pour se rassurer, elles mènent généralement une plus longue réflexion que les hommes pour construire leur projet.
Elles sont également plus prudentes que les hommes sur la question des levées de fonds en demandant aux banques des sommes souvent bien inférieures.

Les femmes entrepreneurs se révèlent enfin mieux organisées que leurs homologues masculins. Elles sont multitâches et la plupart cherchent à se former aux différents domaines liés à l’activité de leur entreprise.

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